[VIDEO] : Une interview de David Bowie en dessin animé

Par Marie Moglia / le 21 mai 2014
[VIDEO] :
Intime et musicale, une interview animée de David Bowie dévoile les secrets d'un personnage extravagant, d'une création délirante, grâce à laquelle il a pu atteindre les sommets.

 

Cette vidéo animée s'inspire d'une interview de David Bowie réalisée en 1998 par Joe Smith. Il y dévoile son rapport à Ziggy, ce personnage androgyne fictif qu'il a conçu et interprété dans sa période glam. L'interview est réalisée dans le cadre du projet Blank on Blank, produit en collaboration avec PBS Digital Studio. Ils se sont spécialisés dans la création d'interview animées

 

Personnage éponyme de l'album The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars (1972), Ziggy est aussi l'alter ego d'un homme qui est, en quelque sorte, "un personnage de cartoon surréaliste qui a pris vie".

C'est le cas de Ziggy. Il était à la fois un personnage de science-fiction rock'n'roll et à la fois un personnage issu du théâtre japonais. Ses vêtements étaient délirants. Personne n'avait jamais rien vu de pareil auparavant.


 

 

 

Et personne n'a jamais rien vu de pareil depuis. Car Ziggy était bien un personnage de fiction, qui n'avait pas vocation à survivre. Un battement d'aile, un être éphémère.

Je n'ai pas interprété Ziggy bien longtemps. Juste assez pour ne pas me laisser attraper par lui. Les personnages du rock ont une faible durée de vie. Et Ziggy n'avait de la valeur que pour un ou deux albums, avant que je ne puisse plus rien écrire autour de lui.


 

Ziggy était une inspiration. Peut-être aussi qu'il était l'exutoire d'un artiste qui a toujours peiné à s'extérioriser et qui avait besoin de "faire l'amour avec son ego" ("making love with this ego") comme l'a écrit Bowie dans la chanson Ziggy Stardust.

Je ne suis pas un grand chanteur, mais je peux interpréter une chanson, ce qui n'est pas tout à fait pareil. Mais écrire une chanson pour moi... Ca n'a jamais sonné juste. Je n'ai jamais eu de mal à écrire pour Iggy Pop ou pour Lou Reed. J'arrivais à atteindre leur état d'esprit, à savoir ce qu'ils voulaient. Mais j'ai toujours trouvé extrêmement difficile d'écrire pour moi.


 

 

 

Ecrire pour Ziggy était plus facile que d'écrire pour Bowie. Et si l'interprète n'a plus jamais vraiment regretté son personnage, celui-ci a marqué au fer rouge une personnalité discordante...

J'ai trouvé ça tellement facile, de créer Ziggy puis d'écrire pour lui... Quand bien même c'était moi qui l'interprétait. J'étais capable de totalement me détacher de moi-même... Ce qui a pu être compliqué.


 

 

 

En 1973, Ziggy meurt sur la scène de l'Hammersmith Odeon, à Londres. Bowie passe à autre chose, sans jamais vraiment rester lui-même. Après Ziggy, il y a eu Aladin Sane, Halloween Jack (Diamond Dogs, 1974), L'Homme qui venait d'ailleurs (1976), le Thin White Duke (traduction : le duc blanc et mince)... Pourtant quand Joe Smith lui demande : "Est-ce que c'est dur d'être David Bowie ?"

Non vraiment, plus maintenant, non. Selon moi, le monde dans lequel j'habite est vraiment très différent de celui que les gens imaginent. C'est un monde plutôt posé.


 

Si vous avez aimé cette jolie animation autour de Bowie, voici une petite sélection d'autres interviews réalisées par Blank on Blank : Kurt Cobain, les Beasties Boys et Heath Ledger.

 

 

 

 


 

(via io9 et blankonblank)

Par Marie Moglia / le 21 mai 2014

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