L'industrie de la musique ne profite qu'aux superstars

06 mars 2014, mise à jour le 08 mars 2014.
L'industrie de la musique ne profite qu'aux superstars
Une nouvelle étude le confirme : l'industrie musicale est extrêmement inégalitaire. 77% des revenus générés par la musique dans le monde sont en effet reversés à seulement 1% des artistes, les "superstars".

 

1% des artistes accaparent 77% du marché de la musique. Voici les statistiques révélés par une étude de Mark Mulligan, consultant spécialiste de l'industrie, notamment sur son blog, sobrement intitulé Music Industry Blog.  Dans ce document, réalisé pour son entreprise, MIDiA Consulting, il relève ainsi des grandes disparités entre les petits artistes et les "superstars".

 

La ditstribution des revenus des artistes dans l'industrie musicale (physique et numérique combinés)

L'industrie de la musique est une "économie de superstar", c'est-à-dire qu'une très petite part des artistes et des œuvres représente une portion disproportionnée de tous les revenus.


 

Les "superstars" accapareraient donc toutes les parts de marché de l'industrie musicale pour ne laisser aucune place aux plus petits. Ainsi, une "tyrannie des choix" dans la musique se serait installée, rendant les consommateurs moins enclins à découvrir d'autres artistes, préférant directement se précipiter sur les plus connus.

L'étude, intituée The Death of the Long Tail, s'oppose directement à la théorie de la Longue traîne. Ce dernier décrit que les contenus faisant l’objet d’une faible demande, ou qui n’ont qu’un faible volume de vente, peuvent collectivement représenter une part de marché égale ou supérieure à celle des best-sellers, si les canaux de distribution peuvent proposer assez de choix, et pendant suffisamment longtemps.

Ce qui, malgré le développement du numérique, n'est définitivement pas le cas ici.

 

La part du revenu des "superstars" dans le revenu total de l'industrie de la musique, par secteur.

En 2013, le marché de la musique a généré moins de profits que l'année précédente. Néanmoins, la part des revenus qui vont aux artistes a augmenté. Entre 2000 et 2014, elle a progressé de quatre points, pour passer de 13% à 17%.

En France, le SNEP (Syndicat National de l'édition Phonographique) soulignait récemment la très bonne performance des productions françaises dans les ventes d'albums, avec les succès remarqués de Stromae, , Maître Gims, Christophe Maé, Zaz, ou encore Daft Punk.

La croissance du marché de la musique en France a été impulsée par les ventes d'albums (+9%), physiques et numériques, mais aussi grâce aux revenus du streaming (+8,6%).

 


 

Via The Digitical Music News

1 Commentaires

Par ssm2017 (Anonyme) il y a 20 semaines

zut alors, si on m'avait donné le meme budget que la boite qui a fait cette etude, je crois que j'aurais aussi réussi à démontrer que les marchands sont ceux qui vendent le plus...
les parties qui pourraient etre intéressantes à voir seraient plutot :
les proportions d'investissements
les proportions de subventions etatiques
les proportions de visibilité dans les medias (surement la meilleure partie)
les proportions de redistribution dans la R&D
les proportions de redistributions dans l'actionnariat
les proportions de repartition entre gestionnaires des droits
etc...etc... (un vrai truc quoi)

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